courte réflexion sur la G.P.A.

Mardi 25 septembre 2018

Ce jour là « 28 minutes » sur ARTE, débattait sur la P.M.A. et la G.P.A. Sujet polémique, s’il en est, en France, sujet de société, état de fait sur lequel il faut légiférer pour encadrer selon certain-e-s, interdire pour d’autres au nom du droit de l’enfant… qui dans le débat, n’a guère à dire, sinon à subir ce qu’on lui imposera comme environnement prédéterminé pour naître, se développer et s’identifier.

L’un des invités soutient des positions pour l’ouverture à tou-te-s de la P.M.A mais martèle l’interdiction pure et simple de la G.P.A. en France, au nom de l’inaliénabilité du corps humain et de ses parties qui ne peuvent être vendues au nom d’une éthique : on donne son rein, on donne son sang, et si G.P.A. il doit y avoir, on donnera, peut-être, son ventre mais jamais la France n’acceptera qu’il soit vendu, ou plus exactement loué, contre indemnisation ou rétribution…

Sauf que, cela se fait déjà en France et ailleurs, depuis très longtemps ! Et dans des situations parfois plus sordides et aliénantes qu’une G.P.A. : cela s’appelle la prostitution !

Belle hypocrisie morale, et infantilisation, que d’interdire la G.P.A. au nom de la protection de ces pauvres femmes dont on risque d’abuser du fait de leurs positions nécessairement misérables, pour être réduites à se louer, dominées, aliénées. On oublie de se poser la question de la clandestinité et du détournement qu’entraîne toute prohibition, (cf. le cas des prostitué-e-s et de leurs clients ! et rappelons nous des ravages de celle de l’alcool ?) les plongeant dans une précarité encore plus grande !

En même temps, certains hommes, parmi nos plus éminents politiques, penseurs, artistes, et des femmes, autant pour elles, prétendent faire des prostitué-e-s des travailleuses/eurs du sexe en légalisant la prostitution et en invoquant cette fois la pseudo liberté de ces prétendues professionnel-le-s du sexe au nom de la liberté des hommes à prendre leur plaisir en usant du corps des femmes… ou d’autres hommes, ou queer ou trans !

Qu’est-ce que celles/ceux-ci peuvent espérer de plus de notre société, que d’exercer librement le plus vieux métier du monde ?

Pourquoi ne pourraient-elles louer leur ventre pour d’autres usages ?

Mais surtout, pourquoi les femmes, et quelques autres, pensent-elles que leur corps est un objet distinct d’elle-même, marchandisable ?

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