Le féminin n’est pas un accessoire de la langue

Notre langue est notre héritage et elle est aussi celui de nos enfants. C’est une langue vivante qui nous devons leur transmettre, adaptée aux interactions sociales et aux rapports de pouvoir en train de s’inventer.

Dans un pays où l’égalité entre les femmes et les hommes est inscrite dans la Constitution, la langue ne peut rester un domaine où serait encore admise et revendiquée l’expression de la prétendue supériorité d’un sexe sur un autre, dissimulé sous appellation du genre. Ne pas pouvoir nommer le féminin, ou le faire disparaître dans un genre prétendument indifférencié, c’est organiser l’invisibilité donc l’absence des femmes dans la société.

Au fil des jours je vais vous proposer un argumentaire à opposer à ceux qui prétendrait que cette question du genre dans notre langue est secondaire.

Largement inspiré du « guide pour une communication publique sans stéréotype de sexe »

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pour_une_communication_publique_sans_stereotype_de_sexe_vf_2016_11_02.compressed.pdf

1 – L’argument d’utilité : « c’est une question accessoire ».
La langue reflète la société et sa façon de penser le monde. Ainsi,
une langue qui rend les femmes invisibles est la marque d’une
société où elles jouent un rôle second. C’est bien parce que le
langage est politique que la langue française a été infléchie
délibérément vers le masculin durant plusieurs siècles par les
groupes qui s’opposaient à l’égalité des sexes.

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